Workshop audiovisuel : trois options et une seule équipe
Un bon cadreur-monteur ne travaille jamais dans son coin. Sur un tournage, l'image, le son et le montage forment une seule chaîne. Pendant cinq jours, les trois options du diplôme ont bossé sur le même projet. Prise de vue pour l'image, mixage pour le son, montage sur DaVinci ou Première pour la post-prod. Chaque maillon de la chaîne est important.
Rien de théorique dans ce workshop. Les étudiants ont posé des rails de travelling sur un trottoir, éclairé une scène de fiction au projecteur LED et aux tubes couleur, puis rapatrié tous les rushes en salle de montage dans nos locaux. Un seul projet, du premier plan jusqu'à l'export final avec une tâche précise pour chaque option du BTS Audiovisuel.
Le clap ne sert pas qu'à faire joli
Sur le plateau, le cadreur et l'ingénieur son du BTS Audiovisuel travaillent à trente centimètres l'un de l'autre. Le premier soigne son cadre et le second guette la perche qui menace d'entrer dedans. Un travail d'équipe où chaque erreur peut gâcher un rush.
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Faut dire que le clap règle la moitié des soucis. Il claque, l'image et le son se calent sur le même repère. Un clap raté, et le monteur repasse deux heures à réaligner les pistes à la main.
Les étudiants ont tourné ici avec un enregistreur Zoom F8 séparé de la caméra, en 48 kHz ainsi qu'une perche son. Chaque prise existe donc en deux fichiers : l'un sur la carte de la caméra, l'autre dans l'enregistreur. Sans repère commun, se former à la prise de vue revient aussi à apprendre à penser au poste d'à côté.
Le monteur récupère ce que vous lui laissez
Le montage, c'est là que tout se paie. Les rushes propres passent vite alors que les rushes en vrac coûtent des heures à un BTS Audiovisuel en option montage.
Un dossier avec quarante clips nommés MVI_0001, MVI_0002, sans une seule note, et le monteur perd sa matinée à ouvrir chaque fichier pour deviner ce qu'il contient. Range-les avec une nomenclature claire, et il file droit vers la timeline pour passer plus du temps sur l'étalonnage ou les effets spéciaux.
Sur Première Pro, si tu déplace un média après l'import, et le projet affiche du "média hors ligne" partout, un casse tête pour le monteur. Un travail d'équipe cadreur-monteur qui ont déjà vu ce genre de piège, et comprend vite à quel point les tâches de chacun et chacune sont essentielles pour maintenir la chaîne intacte et solide.
Envie de monter ses premiers projets sans y laisser ses nuits ? C'est aussi ce qu'on apprend à Studio M, l'école de la vidéo sur Rennes.
Le workshop en photos
Le mixage arrive en dernier, tout le monde y pense
Le mix, c'est le bout de la chaîne, mais il commence sur le plateau. Un dialogue capté à -30 dB au tournage, et aucun mixage ne le rattrape vraiment.
En option son, les étudiants ont retravaillé les niveaux sur la page Fairlight de DaVinci Resolve. Objectif : un dialogue lisible, une ambiance qui respire, un export calé sur les -23 LUFS que réclament les diffuseurs avec une petite musique de fond. Le genre de norme qu'on découvre le jour où le travail de mixage en studio devient concret.
Le monteur pose le rythme et l'ingénieur son habille l'image. Avec le cadreur a livré une matière propre, la chaîne de la vidéo est complète en BTS Audiovisuel. Personne ne s'en sort seul, et c'est toute la logique de captation et studio qu'on cultive à Studio M, l'école de la vidéo sur Rennes.
La vraie leçon du workshop tient en une phrase : personne ne rend un film tout seul. Le jour de l'examen, le jury regarde un objet fini, pas trois options qui se sont ignorées pendant six mois.
Alors avant ton prochain rendu, pose la question à ton équipe : qui récupère quoi, et dans quel état ? Ce genre de réflexe collectif, c'est le quotidien à Studio M, l'école de la vidéo sur Rennes. Si tu veux savoir comment se déroule l'examen, autant t'y préparer en équipe dès maintenant.