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Les Fils de Cassandre : Studio M Rennes en lice pour Tous HanScène 2026

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Quatre étudiants de l'école de cinéma Rennes Studio M signent Les Fils de Cassandre, un film sur la maladie de Huntington, une maladie méconnue mais touchante. Ils sont en lice au concours national Tous HanScène 2026 et méritent votre attention. Parlons un peu plus de ce court-métrage réalisé en école de cinéma à Rennes.

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Les Fils de Cassandre, un film sur la maladie de Huntington

Angèle Thiery, Sacha Fertillet, Méline Hamon et Anne-Lise Carthier Bourhis sont en deuxième année de Bachelor Réalisateur Monteur à Studio M, l'école du cinéma à Rennes. Leur film concourt dans la catégorie Les défis invisibles, celle des handicaps non apparents, des maladies qui détruisent sans se voir par les autres.

Leur sujet : la maladie de Huntington. L'équipe a écarté des pathologies plus connues comme Alzheimer pour se concentrer sur une maladie méconnue dont la globalité terrifie : elle provoque des pertes de mémoire, détruit la personnalité et le contrôle physique. Ce délitement de l'identité sert l'objectif du film : déclencher une empathie chez le spectateur et faire ressentir la maladie par l'image.

Le titre Les Fils de Cassandre se lit à deux niveaux. Il désigne la descendance génétique, puisque la maladie se transmet de génération en génération, et une incarnation visuelle concrète : des fils rouges, présents à l'écran, qui matérialisent l'emprise de la maladie sur le corps et l'esprit de la protagoniste. Dans une scène, Cassandre semble pleurer des fils rouges. Le film rend visible ce qui, dans la réalité, reste invisible.

Une colorimétrie narrative et des paris techniques assumés

L'identité visuelle du film repose sur une colorimétrie calée sur la psychologie du personnage. Deux couleurs structurent l'image.

Le vert incarne la maladie : sa toxicité, son côté envahissant, son lien au milieu médical. Le rouge porte la transmission, le sang, la filiation. C'est le fil conducteur qui relie le grand-père à Cassandre à travers les générations. Ces deux couleurs ont été précisément choisies pour faire vivre des émotions aux spectateurs, telles que l'emprise.

L'éclairage évolue avec la progression de la maladie. Au début du film, lors de la scène du cimetière, la lumière reste douce. Plus la pathologie prend le contrôle du personnage, plus l'image devient contrastée, sombre et saturée. L'enfermement de Cassandre se lit dans la photographie avant même de s'entendre dans les dialogues.

Le tournage de trois jours, entre Rennes et la Normandie, a demandé des solutions précises. La scène de douche, filmée en plongée avec la caméra protégée par une vitre, posait un problème concret : les fils rouges collés dans le dos de l'actrice se décollaient au contact de l'eau, rendant complexe la scène avec peu de moyens.

L'équipe de l'école de cinéma à Rennes devait réussir la prise vite, pour garder l'effet des cheveux secs qui deviennent mouillés. Le film intègre aussi une séquence d'animation inspirée du style de Michel Ocelot, tournée sur fond vert et incrustée en postproduction. Un travail colossal, porté en grande partie par Sacha, dans le groupe, plus à l'aise avec le motion design.

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Les fils de Cassandre - 2026

 

Je candidate

 

Tous HanScènes : un concours signé TREMPLIN Handicap

Depuis 2012, l'association TREMPLIN Handicap organise le Concours Vidéo Handicap Étudiant Tous HanScènes. 

Le principe est simple : des équipes d'étudiants réalisent un film de 3 minutes maximum sur le thème du handicap. Cette 14e édition rassemble des établissements de toute la France autour d'un chiffre qui pose le décor : en France, 9 % des jeunes en situation de handicap accèdent à l'enseignement supérieur, contre 19 % pour l'ensemble des jeunes.

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Mais ce niveau de maîtrise technique, chez des étudiants de deuxième année dans une école de cinéma Rennes, en dit long sur ce que construit le Bachelor Réalisateur Monteur.

Voir des étudiants de deuxième année tenir un sujet aussi profond que la maladie génétique et coercitive, c'est le quotidien d'une école de cinéma Rennes qui mise sur la pratique. Studio M, l'école du cinéma à Rennes, a pour objectif de les accompagner de l'écriture jusqu'au montage et de les former.

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Qualifié pour la deuxième année de suite

Studio M, l'école de cinéma Rennes, n'en est pas à son premier passage à Tous HanScènes. L'an dernier, un film porté par ses étudiants, « Détails Cruciaux », est reparti avec le Prix Coup de Cœur du jury. Deux sélections de suite, ça commence à ressembler à une habitude : celle de monter à Paris présenter son film sous les couleurs de Studio M Rennes. La question tient donc en une ligne : et si l'école de cinéma Rennes repartait primée pour la deuxième année consécutive ?

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Rien n'est joué, bien sûr. La finale se déroule à Paris, devant un jury qui visionne des dizaines de films venus de toute la France. Mais y arriver deux ans d'affilée en dit long : derrière, il y a un travail de fond sur l'écriture, la réalisation et le montage, repris chaque année par une nouvelle équipe d'étudiants. Cette fois, Angèle, Sacha, Méline et Anne-Lise tiennent le relais avec Les Fils de Cassandre. Un film fort qui ne se contente pas de survoler le sujet de la maladie, mais de faire ressentir l'emprise au spectateur.

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