Tourner autrement : l’éco-production en pratique
Pendant deux jours chez Studio M Lille, les étudiants de bachelor réalisateur monteur ont découvert l’éco-production à travers des ateliers concrets. Objectif : apprendre à repenser un tournage pour le rendre plus responsable, sans perdre en créativité ni en exigence.
Tourner autrement : une masterclass autour de l’éco-production
Pendant deux jours, les étudiants de première année en Bachelor Réalisateur Monteur chez Studio M Lille ont vécu une expérience un peu différente de leurs cours habituels. Laurence Lafiteau, formatrice mandatée par le CNC, est venue animer une série d’ateliers autour d’un sujet qui prend de plus en plus de place dans le secteur : l’éco-production.
L’idée est simple sur le papier : réfléchir à la manière de rendre un tournage audiovisuel plus responsable. Mais dans la réalité, ça va beaucoup plus loin que ça. On parle d’organisation, de matériel, de déplacements, de décors, de consommation d’énergie… bref, de tout ce qui fait un tournage, mais vu sous un autre angle.
Pour des étudiants en Bachelor Réalisateur Monteur, c’est une approche qui change. On ne regarde plus seulement l’image finale, mais tout ce qu’il y a derrière.
Apprendre en faisant, pas juste en écoutant
Plutôt que de rester sur un format classique, les ateliers ont été organisés en petits groupes, sur des sessions de trois heures. Le but n’était pas de suivre un cours théorique, mais de se confronter à des situations concrètes.
Les étudiants ont travaillé sur des cas pratiques, avec des mises en situation proches de ce qu’ils pourront rencontrer plus tard sur un tournage. Comment limiter les déplacements ? Comment penser un décor autrement ? Quels choix faire dès la préparation pour réduire l’impact global d’un projet ?
Ce genre d’exercice permet de se rendre compte que chaque décision compte. Et que l’éco-production ne se rajoute pas “en plus” : elle se pense dès le départ.
Dans le cadre du Bachelor Réalisateur Monteur, ce type d’atelier apporte quelque chose de très concret. On sort de la technique pure pour réfléchir à la manière de produire, dans son ensemble.
Une approche volontairement simple et accessible
Ce qui a aussi marqué les étudiants, c’est la manière dont la formation était construite. Ici, pas d’outils numériques complexes ou de solutions technologiques impressionnantes. Au contraire, tout reposait sur une approche low-tech.
Les supports étaient entièrement faits à la main, avec des matériaux simples comme du carton. Un choix assumé, qui permet de revenir à l’essentiel et de se concentrer sur les idées plutôt que sur les outils.
Ça peut sembler surprenant au départ, mais ça fonctionne. On réfléchit différemment, on échange plus, et surtout, on comprend que des solutions simples peuvent déjà avoir un vrai impact.
Pour des étudiants en Bachelor Réalisateur Monteur, c’est aussi un bon rappel : la créativité ne dépend pas forcément de la technologie.
Une réalité qui s’impose dans l’audiovisuel
Aujourd’hui, l’éco-production n’est plus un sujet à part. De plus en plus de productions intègrent ces enjeux, que ce soit dans le cinéma, la publicité ou les contenus digitaux. Les attentes évoluent, et les pratiques aussi.
Se former à ces questions dès maintenant permet de prendre de l’avance. Comprendre comment organiser un tournage de manière plus responsable, c’est aussi devenir plus crédible auprès des équipes et des productions.
Chez Studio M Lille, intégrer ce type d’intervention dans le parcours des étudiants a du sens. Le Bachelor Réalisateur Monteur ne se limite pas à apprendre à filmer ou à monter. Il prépare à un métier en évolution, avec ses contraintes et ses nouvelles attentes.
Une autre manière de voir un tournage
En sortant de ces deux jours d’atelier, beaucoup d’étudiants avaient changé de regard. Un tournage, ce n’est pas seulement une caméra, une équipe et un résultat final. C’est aussi une organisation, des choix, et un impact.
Ce genre d’expérience permet de prendre du recul, de poser des questions et d’imaginer d’autres façons de travailler. Et c’est souvent là que commencent les idées les plus intéressantes.
Chez Studio M, ces moments font partie de la formation. Parce qu’au-delà de la technique, il y a aussi une manière de penser son métier. Et aujourd’hui, ça passe aussi par la responsabilité.