Pourquoi on recommence à parler de Quincy Jones ?
Depuis la sortie du film Michael, beaucoup de discussions sont revenues autour des chorégraphies, des clips ou des morceaux devenus mythiques, mais un autre nom réapparaît discrètement : Quincy Jones. C’est probablement l’un des exemples les plus intéressants que l'on peut étudier en bachelor sound designer.
L'Avènement du roi de la pop
Nous arrivons à la fin des années 70, Michael a déjà quitté l’image du jeune prodige des Jackson 5 et construit quelque chose de beaucoup plus personnel avec son nouvel album Off the Wall.
Le public, comme les proches de MJ pensent qu'il est déjà au top, qu'il est déjà au sommet de son art. Son producteur de l'époque, Quincy Jones, souhaite créer quelque chose de plus grand, de plus ambitieux.
Joseph Jackson lui dit qu'il ne peut en tirer plus du talent de son fils.
Quincy lui laisse alors quelques mots qui changeront l'histoire de la musique: "Let we see".
Il ne savait pas encore qu'il allait construire une identité qui puisse dépasser les morceaux et le temps.
Quincy Jones, le créateur d'un artiste intemporel
Ce qui rend leur collaboration aussi intéressante, ce n’est pas uniquement le succès, c’est la lecture.
Sur "Thriller", sorti en 1982, Quincy Jones pousse Michael vers davantage d’espace dans les arrangements, plus de contraste, une précision presque obsessionnelle dans le placement des voix et surtout cette idée que chaque morceau doit posséder son propre univers.
Cinq ans plus tard, on assite à la sortie de "Bad."
Et au lieu de reproduire le clé de leur réussite, ils déplacent encore le curseur.
On retrouve encore des classiques comme "Dirty Diana" ou "Smooth Criminal."
Ce sont des références qui continuent encore aujourd’hui de circuler seules.
Leur génie musicale était tellement puissant qu'on reconnait, encore des générations après, les morceaux de l'ancien Roi de la Pop en seulement deux notes.
Et au sein du bachelor sound designer, on étudie :ce qui a bien pu leur permettre de se différencier dans un monde qui peut être à la fois aussi riche et homogène à la fois.
Une signature sonore finit parfois par exister sans son auteur
Le plus étonnant, finalement, c’est que beaucoup connaissent les créations sans forcément connaître Quincy Jones. On peut prendre l'exemple du thème Ironside devenu plus tard le fameux son de Kill Bill.
Comme avec certains choix de production qui ont ensuite nourri le rap, la pop ou même des formats internet sans que leur origine soit toujours identifiée.
Une idée sonore ne reste pas parce qu’elle est complexe.
Elle reste parce qu’elle semble impossible à remplacer.
Construire des créations qui continuent de circuler après leur première vie
Studio M s’inscrit dans cette logique avec une approche construite autour de la prise de son, du mixage, de la création sonore et de projets qui demandent autant d’observer une intention que de produire un résultat.
Si tu regardes un futur bachelor sound designer, regarde peut-être aussi ce qu’il apprend à laisser vivre après sa sortie.
Parce qu’au fond, certaines créations ne deviennent pas iconiques au moment où elles sortent.
Elles le deviennent souvent au moment où elles commencent à appartenir à tout le monde.
Le savais tu ?
Il existe une anecdote assez révélatrice autour de Billie Jean.
Pendant la production, Quincy Jones trouvait que l’introduction était trop longue et souhaitait la raccourcir. Michael Jackson, lui, voulait la conserver exactement comme elle était.
Comme quoi, être un génie ne signifie pas qu'on a toujours raison. Il est important de savoir se remettre en question ou d'accepter les idées des autres.